mai 3, 2020

6 conseils pour motiver votre enfant sans le stresser

Le confinement se poursuit encore un peu. Même si au départ votre enfant était particulièrement motivé pour travailler à la maison, s’il était volontaire et toujours partant, vous remarquez qu’au fil des jours et des semaines, son envie diminue…

Désormais, c’est une vraie galère de se mettre au travail ! Il n’a plus envie, et vous n’arrivez pas à trouver comment motiver votre enfant. Cela se termine parfois par des cris, des larmes, voire même des punitions et forcément cette situation ne vous convient pas. 

C’est normal ! Perdre sa motivation, c’est la promesse d’un combat quotidien pour réaliser le travail pourtant indispensable envoyé par l’école. Si vous avez en plus votre propre boulot à gérer en supplément, les journées s’annoncent longues et stressantes. Vous ne voulez pas de cela, et votre enfant non plus.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de remédier à cette situation. 

Dans cet article, vous allez découvrir :

6 conseils ​pour faire remonter en flèche la motivation de votre enfant

En général, c’est un bon élève. En tout cas, c’est un élève volontaire qui ne rechigne pas à aller à l’école. Bon d’accord, les copains et le foot de la récré, c’est ce qu’il préfère, mais vous savez aussi que c’est un élève motivé, que vous voyez progresser au fil des années.

Pourtant, en ce moment, vous ne le reconnaissez plus dans son rapport au travail. Votre enfant n’a plus envie et ronchonne à chaque fois que vous lui dites qu’il doit se mettre au travail. Il s’ennuie, il tourne en rond, il veut voir ses amis, faire du sport, retrouver sa Maîtresse (ou son Maître)… Bref, il en a marre. Le confinement pour lui, ça a assez duré : maintenant, il est temps de sortir !

Malheureusement, que vous remettiez votre enfant en classe dès le 12 mai, le 15 ou le 25, voire pas avant septembre, ce n’est pas pour de suite… Mais ce qui est sûr, c’est que vous ne voulez pas que votre enfant ​délaisse l’école.

De l’autre côté, son enseignant, tenu d’organiser une continuité pédagogique, vous envoie du travail, vous demande des retours, vous propose des classes virtuelles ou des vidéos à regarder… Vous savez que cela va être compliqué à mettre en place à la maison, car toute motivation a disparu.

Ainsi, à part en se fâchant et en passant par la contrainte, vous êtes démunis. Bien sûr, cela vous fait douter. Beaucoup. Vous avez peur pour lui, peur pour son niveau scolaire, peur qu’il oublie tout, peur qu’il soit en décalage avec ses camarades.

Que faire pour encourager mon enfant à se remettre au travail ?

Alors, ce que je veux faire avant toute chose, c’est vous rassurer : vous n’êtes pas seul(e) dans ce cas.

Je pense même que cette situation est en train de se dérouler dans la majorité des foyers français (voire du monde entier !), et c’est normal. Ne vous culpabilisez pas, ce n’est pas votre faute. Vous n’êtes pas de mauvais parents.

En fait, vous savez quoi ? Ce n’est la faute de personne. Ni de vous (vous n’êtes pas prof), ni de votre enfant qui n’est peut-être pas fait pour rester à la maison, ni de l’enseignant de votre enfant, qui essaye de faire comme il peut ce que lui demande sa hiérarchie. Nous vivons actuellement une période déstabilisante, déroutante, inédite, et nous en sommes tous affectés.

Il est donc tout à fait normal que durant cette période si particulière, votre enfant connaisse des hauts et des bas. Le corps et l’esprit sont chamboulés, nous sommes enfermés, le cerveau essaye de calmer nos angoisses tandis que le corps se relâche par manque d’activité physique et de stimulation. Cela engendre forcément un petit coup de mou… qui passera. Acceptez les jours sans, profitez des jours avec pour faire en famille ce dont vous avez envie !

Si vous êtes très occupés, par le travail ou le télé-travail, j’aurais le même conseil : faites de votre mieux, et ce sera déjà très bien. Tous mes conseils ne seront peut-être pas réalisables chez vous, mais je vous invite à piocher parmi eux pour trouver une organisation qui vous convient, à vous et à votre famille, en vous faisant confiance et en faisant confiance à vos enfants.

Faites au mieux, vivez l’instant présent et gardez en tête que cette situation n’est pas parfaite, et qu’on ne vous demande pas de l’être non plus.

Découvrez maintenant 6 astuces qui fonctionnent à tous les coups pour remobiliser votre enfant et l’encourager à se remettre au travail

Inutile de se fâcher, d'avoir recours à la punition ou le forcer lorsqu'il n'a pas envie de s'y mettre, il existe des mesures beaucoup plus simples et beaucoup plus efficaces pour y arriver.

Conseil n°1 - Instaurer un emploi du temps du mois

Proposez à votre enfant un calendrier du mois en cours, et remplissez-le ensemble : les jours de week-ends, les vacances, les jours fériés, les évènements marquants (comme l’anniversaire de Papy ou la fête de Tatie). Votre enfant verra le temps qui passe et donc cassera la routine.

Dans le même but, organisez des temps de travail, en semaine, et gardez les week-ends comme des temps de coupure et de repos. On n’allume pas l’ordinateur pour consulter le mail de Maitresse et on ne parle pas du travail. En revanche, on profite d’être en famille et on souffle, on se détend, on joue, on regarde un film, on cuisine… on vit ensemble, tout simplement !

Il est aussi important de garder une certaine hygiène de vie​. Je m'explique : la semaine, si vous avez décidé que le travail d’école débute à 9h, demandez à vos enfants de se lever à 8h. Et comme avant d’aller à l’école : petit déjeuner, passage à la salle de bain et habillage. Pas de journée-pyjama pendant la semaine : on se prépare pour se motiver, car ce ​ne sont pas les vacances. Le week-end en revanche, c’est relâchement : faîtes ce qui vous fait plaisir !

Conseil n°2 - Instaurer un emploi du temps de la journée

​Maintenant que l’emploi du temps du mois est mis en place, préparez avec votre enfant un planning de la journée. A l’école, l’emploi du temps rythme la journée de votre enfant. Il lui permet de voir le temps qui passe et les moments qui s’enchaînent. A la maison, il faut garder le même principe.

Cet emploi du temps est à réaliser pour la semaine (car le week-end, on l’a déjà dit : c’est libre !) et en définissant le déroulé de la journée en amont. C’est ce qui est fait en classe au début de chaque journée, et cela apporte à votre enfant des repères qui sont à la fois :

  • ​Rassurants : car un enfant a besoin de repères, de rituels et d’un cadre pour se sentir en sécurité.
  • ​Motivants : « bon ok, là on travaille, mais ensuite tu as une pause pour aller jouer ».

Voici un exemple de ce qui peut être réalisé avec votre enfant, à adapter en fonction de vos possibilités, de l’âge de votre enfant et du moment où il est le plus disponible pour travailler (cela peut être le matin mais cela peut aussi être en fin de journée, et cela ne pose aucun problème) :

  • 1h-1h30 (pour les plus grands) de travail en début de matinée (rituels, français), 
  • 20mn d’activités physiques pour lui permettre de se défouler et de développer sa motricité,
  • 20mn de récréation : c’est jeux libres, votre enfant fait ce qui lui plaît,
  • ​De nouveau 1h de travail en fin de matinée (mathématiques), en fonction de l’âge de votre enfant,
  • ​La préparation du repas ensemble, pour travailler sa motricité fine (par exemple avec le découpage des légumes), et des capacités transversales comme des notions de mesure (pour doser le riz) ou d’hygiène et de sécurité (se laver les mains, faire attention à la poêle qui chauffe),
  • ​L'après-midi, proposer un temps calme (voire une sieste) : lecture, dessin, écoutes musicales…,
  • ​Et enfin, jeux de société / arts visuels / graphisme / jeux en extérieur, qui sont des activités moins exigeantes pour l'enfant, qui demandent moins de concentration. 

Ceci est un exemple très général, qui doit bien entendu être adapté à l’âge de votre enfant, au travail qu’il a à faire, à ses capacités de concentration et à vos disponibilités. C’est une trame possible qui est à adapter à la maison.

Pour les plus grands, laissez-les construire leurs emplois du temps seuls. Demandez simplement à votre enfant de vous le montrer pour le valider. Il sera ainsi fier d’être à l’origine de son organisation, de gérer son temps « comme il le veut », et… il ne pourra pas vous reprocher de lui avoir forcé la main !

Conseil n°3 - Limitez les temps d’apprentissage

Encore une fois, rapprochez-vous de ce qui se fait en classe, en proposant des séances d’apprentissage (c’est-à-dire de travail) qui ne sont pas trop longues. Privilégiez un temps plus court mais durant lequel votre enfant sera bien plus disponible.

Si on se rapporte à la durée d’une séance moyenne en classe, il faut compter une séance d’à peu près :

  • 20mn pour la maternelle (10/15mn en Petite Section, et jusqu’à 25mn en Grande Section).
  • 30mn pour le cycle 2.
  • 45mn pour le cycle 3.

Durant cette séance, travaillez une matière, et seulement une à la fois. Ensuite, lorsque celle-ci est terminée, accordez un temps de pause à votre enfant, même si ce n’est que quelques minutes, comme en classe : fermer son cahier, ranger ses affaires, faire un passage aux toilettes, boire un verre d’eau.

Au bout d’une heure, voire 1h30 de travail maximum, accordez-lui une récréation. Une vraie pause, de 20mn, durant laquelle il peut aller jouer, se vider la tête, et prendre un peu de temps pour lui. Et ensuite, on se remet au travail.

Conseil n°4 - Privilégiez un moment calme et un endroit adéquat


​Que ce soit sur la table de la cuisine ou au bureau dans sa chambre, votre enfant a besoin de calme et de concentration pour travailler.

C’est comme pour nous adultes, rares sont ceux qui arrivent à travailler quand quelqu’un leur parle ou en écoutant de la musique. Les distractions sont forcément très attirantes : essayez donc de les réduire au maximum.

Pour cela, choisissez un endroit de travail qui est toujours le même, où il y a de la place et qui soit au calme. Éteignez la télévision, les jeux-vidéos, la musique, pour aider votre enfant à se concentrer et à porter son attention uniquement sur ce qu’il est en train de faire.

Enfin, si vous avez plusieurs enfants, essayez de les faire travailler en même temps. Si tout le monde est au travail, la maison sera plus calme, et chacun prendra exemple sur l’autre. Essayez d’encourager une ambiance studieuse. S’ils ne s’entendent pas trop, évitez de les faire travailler dans la même pièce, et demandez à chacun de respecter le travail de l’autre.

Si c’est possible, encouragez l’entraide : les plus grands aident les plus petits (par exemple en faisant des jeux, en vérifiant un exercice, etc.) et les plus petits écoutent les plus grands (lors d’une lecture, pour réciter une poésie…).

Ambiance studieuse, efficacité au travail garantie !

Conseil n°5 - Laissez-le s’ennuyer

Je sais, c’est particulièrement compliqué pour un parent, que l’on soit confiné ou pas, d’accepter que son enfant s’ennuie. Un enfant qui s’ennuie traîne des pieds, souffle, râle, se plaint… et ce n’est pas agréable. Mais amenez-le à dépasser cette phase, ne répondez pas à ses demandes incessantes, laissez-le trouver de quoi s’occuper seul.

Il va tourner en rond, ne pas savoir faire, peut-être s’énerver… mais ensuite, c’est là que son imagination se met en route. C’est de cette façon qu’un enfant va inventer de nouveaux jeux, va découvrir de nouvelles idées, va avoir de nouvelles envies.

J’ai déjà abordé le sujet dans mon article sur les activités à réaliser en vacances confinées. C’est aussi valable durant les périodes de travail ! Un enfant qui s’ennuie, c’est un enfant qui va être amené à laisser son esprit vagabonder, ce qui va finalement stimuler sa créativité !

Cela va lui permettre trois choses :

  • Apprendre à être seul, pour trouver et développer ses propres ressources et gagner de la confiance en soi.
  • Apprendre à rêver, à observer, à écouter, et à se recentrer sur l’instant présent, l’ici et maintenant.
  • Voir se développer en​ lui ses désirs, ses projets, et du coup, sa motivation !

​Lorsqu’il aura fait le tour de lui-même, de ses envies et de ses rêveries, il sera prêt et disponible pour travailler. Il est même possible qu’il vienne de lui-même vous demander « du travail », et il saura apprécier davantage encore ce temps de stimulation intellectuelle à vos côtés.

Conseil n°6 - Proposez des temps « hors école » de qualité

Le reste du temps, encouragez les activités artistiques, créatives et sportives. Ces activités transversales réalisables facilement à la maison permettent de travailler plusieurs compétences en même temps.

Elles peuvent ainsi lui permettre :

  • ​De développer sa motricité fine et sa motricité globale
  • De développer des compétences mathématiques : reconnaitre rapidement les constellations du dé, apprendre à déplacer son pion sur un plateau de jeu en dénombrant, savoir compter efficacement)
  • De développer son imagination, son vocabulaire, lui faire acquérir des notions d’entraide,  etc.

Mon dernier post « Apprendre en s’amusant » vous donnera une multitude de jeux qui permettrons à votre enfant de se divertir ET de travailler sans même s’en rendre compte​ !

En voici quelques exemples rapides, bien que cette liste puisse être rallongée :

  • ​Les activités manuelles : jeux de construction, pâte à modeler, pâte à sel, la cuisine (vive les gâteaux fait-maisons pour le goûter !), …
  • ​Les jeux : jeux de cartes et jeux de société à plusieurs, en famille.
  • Le yoga pour enfant : pour calmer l’ambiance générale et se recentrer. Vous pouvez trouver plusieurs vidéos gratuites sur Youtube, ou bien des cartes d’actions très intéressantes pour les plus jeunes.
  • ​Essayer de limiter les écrans : il est important de distinguer les écrans pour les apprentissages et ceux pour se détendre et se vider la tête. Evitez aussi les écrans dès le réveil, pendant les repas et avant de s’endormir.
  • Proposez-lui d’appeler ses copains (si c’est possible pour vous) : qu’ils puissent discuter et éventuellement se voir. Ainsi, ils pourront se rendre compte que les copains vont bien et qu’ils sont toujours présents même si on ne peut pas les voir autant qu’on voudrait. Cela sera aussi l’occasion pour lui de voir qu’eux aussi, ils travaillent, ce qui peut être remotivant.

Pour finir…


​Nous voilà donc arrivés au bout de ce sujet. Vous savez maintenant qu’il est très facile de remobiliser son enfant si on s’y prend par le bon bout.

Je voudrais terminer sur deux petits conseils supplémentaires qui me semblent importants :

La première chose à faire, c’est de prendre du recul sur tout ça. Dans toutes les classes de France et de Navarre, les élèves retourneront à l’école avec un vécu différent, pour des tas de raisons différentes. Nous, enseignants, devrons nous adapter à nos élèves, et nous ferons aussi de notre mieux.

Mais pour le moment, je pense que le plus important est de relativiser : votre enfant ne sera pas en échec scolaire à cause de ce confinement. Même s’il ne faisait rien de scolaire durant tout ce temps, il apprendrait de mille façons différentes, dans toutes les situations du quotidien. Cela lui servira une fois de retour à l’école. Le plus important pour lui actuellement est qu’il soit dans un cadre sécurisant et aimant, où l’on prend soin de lui et où il est rassuré.

​Dernier conseil, pas d’inquiétude donc sur une possible régression à l’école : l’enfant a une capacité d’adaptation incroyable. Il saura s’adapter lorsque l’école reprendra. En plus, tous les enfants sont dans le même bateau ! Donc ne les forcez pas, ne vous fâchez pas, n’instaurez pas des épisodes de cris et de larmes quotidiens. Cela serait contre-productif et mettrait tout le monde à cran et dans une situation néfaste à long terme.

Écoutez votre enfant, accompagnez-le, motivez-le en suivant mes conseils. Si vous sentez son angoisse, alors laissez-lui du temps. Déculpabilisez. Et cherchez un équilibre qui vous convient.

Vous faites de votre mieux, et c’est déjà très bien ! Car tôt ou tard, il reprendra le chemin de l’école, et ça vous fera tout bizarre de le laisser repartir, un peu comme une nouvelle rentrée….

En attendant appliquez ces conseils, et dites moi en commentaire lequel vous avez préféré !

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