juin 7, 2020

Les écrans avant 6 ans : bonne ou mauvaise idée ?

Les écrans sont très présents dans nos vies. Dans notre quotidien, il est difficile d’empêcher un enfant d’observer un écran, rien que par exemple avec les écrans publicitaires. Pourtant, de nombreuses études expliquent et détaillent l’impact important que peuvent avoir ces écrans sur le développement de l’enfant.

​En 2020, il ​semble difficile d’interdire complètement et totalement les écrans. Serge Tisseron, (Psychiatre et docteur en psychologie, Président Fondateur de l’Association 3-6-9-12​) parle bien de cette nécessité de trouver un juste milieu :

« Il faut apprendre à se passer des écrans, mais aussi apprendre à s’en servir. Autrement dit, apprendre tout aussi bien à identifier leurs dangers qu’à nous donner le désir de profiter de tout ce qu’ils peuvent nous apporter ».

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des besoins du jeune enfant (de 0 à 6 ans) pour son développement, et des impacts que peut avoir une surdose d’écrans. Pour cela, je me suis appuyée sur de nombreuses études et recherches que je vais citer au fil de l’article. Je vous donne des sources supplémentaires pour aller plus loin à la fin.

Les écrans sont-ils intéressants dans le développement de mon enfant ?

Avant 3 ans :

Avant 3 ans, l’enfant a besoin de jeux et d’interactions. Il a besoin de découvrir le monde et ses parents vont être les meilleurs des guides dans ses apprentissages. Il va alors pouvoir développer sa personnalité et son cerveau.

Pour cela, il a besoin d’acquérir des bases qui vont l’accompagner durant toute sa vie, et notamment sur le plan langagier, moteur et cognitif (c’est l'ensemble des grandes fonctions de l'esprit liées à la connaissance comme la perception, la mémoire, le raisonnement, etc.). Il a ainsi besoin d’une découverte multi-sensorielle du monde. De cette façon, il peut utiliser ses sens pour faire partie du monde et découvrir avec son corps. C’est comme cela que le cerveau va s’en imprégner et mémoriser ces découvertes.

Pour citer de nouveau Serge Tisseron (extrait de « Les enfants et la technologie, le danger des écrans​) :

"A cette période, l’activité cérébrale est intense. L’enfant doit profiter des fenêtres d’opportunité qui lui sont offertes à cet âge pour développer quatre compétences :

  • Le langage (qui s’apprend en communiquant grâce à l’interaction avec les proches),
  • La capacité à déchiffrer les mimiques (pour comprendre son environnement et ne pas en avoir peur),
  • L’attention/ concentration,
  • Et enfin la motricité et la motricité fine.

S’il passe du temps sur les écrans au lieu de profiter de ces fenêtres d’opportunité, ces apprentissages seront ensuite plus longs et compliqués".

enfant utilise ordinateur avant 3 ans

Ainsi, les écrans ne permettent pas à l’enfant de développer ces compétences. Elles se construisent dans des relations d’échanges et d’interactions avec d’autres adultes ou d’autres enfants. Et plus un enfant passe de temps devant les écrans, moins il en a pour les jeux, les activités interactives et de partage, et toutes les expériences cognitives qui vont lui permettre d’acquérir des compétences nécessaires à son développement.

A cet âge et si c’est possible, il vaut donc mieux éviter de proposer des écrans.

D’ailleurs, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a interdit aux chaînes de télévision françaises de cibler les bébés dans des diffusions, et leur a imposé de mentionner dans leurs documentations :

« Regarder la télévision (…) peut entraîner chez les bébés des troubles du développement tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans. ».

Ainsi, Michel Desmurget, Docteur en neurologie, directeur de recherche à l'INSERM, et auteur de La fabrique du crétin digital, répond dans le même sens à la question « pas d’écran avant 3 ans ? » :

« Oui, je ne vois pas où peut être le débat. Toutes les institutions de la planète sanitaire sont d'accord. Après, vous avez des formulations plus ou moins explicites. Par exemple à Taïwan, cela est considéré comme de la maltraitance jusqu'à 2 ans et vous risquez une amende, l’OMS dit que c'est mieux de ne pas exposer les enfants aux écrans jusqu'à 5 ans, l'Académie Américaine de Pédiatrie préconise qu'il n'y a aucune exposition aux écrans avant 2 ou 3 ans, et même le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a mis la barre à 3 ans ».
affiche votre enfant à besoin de votre regard

Serge Tisseron conseille quant à lui sur le site de son association ​:

« Avant 3 ans : Jouons, parlons, arrêtons la télé. (…) Ne laissons jamais un enfant devant un écran, ou dans une pièce où un écran est allumé. Mais cela n’empêche pas de jouer de temps en temps avec lui en utilisant une appli amusante, mais c’est sur une période évidemment courte, et toujours en usage accompagné. »

De 3 à 6 ans :

A cet-âge, l’enfant a besoin de manipuler, de bouger, d’échanger avec d’autres enfants. Et d’apprendre aussi à jouer seul… Il va ainsi renforcer ses acquis. La manipulation de l’objet permet à l’enfant de se le représenter dans la tête. Les activités physiques et les créations manuelles vont du coup lui permettre de toucher, ressentir, d’appréhender les objets et les matières. Tout cela est indispensable à son développement.

Ainsi, un enfant qui va réaliser des activités sur un écran (comme un puzzle ou un dessin) ne va pas s’engager physiquement dans l’activité (ou seulement en partie). Il ne va pas apprendre à manipuler la pièce de puzzle et à l’observer sous 3 dimensions car il ne peut pas la manipuler. De la même façon, il n’apprend pas à tenir le crayon et à observer l’espace pour colorier sans dépasser. ​Ses réussites sur un écran ne garantissent donc pas des réussites dans la réalité.

De plus, pour le développement de son imaginaire et de son vocabulaire, l’enfant a de nouveau besoin d’échanges et de manipulations. Il va prendre appui sur ce qui l’entoure pour créer une histoire dans sa tête ou inventer un nouveau jeu. Mais avec les écrans, ses possibilités d’imagination et d’invention sont limitées. Son esprit finit par être happé par ce qu’il observe, sans avoir la possibilité de créer lui-même et de se représenter les choses.

Pourtant, les écrans peuvent aussi être intéressants. Ils peuvent amener des échanges, apporter un nouveau savoir, et surtout être un temps de partage avec le parent.

En privilégiant alors les temps d’écrans familiaux, on peut considérer que les écrans sont intéressants à partir de 3 ans.

C’est ce que conseille Serge Tisseron :

« De 3 à 6 ans : Partageons des temps d’écran avec notre enfant, et parlons avec lui de ce qu’il voit et fait avec eux ».

Mais du coup…

Quelles sont les conséquences d’une surexposition aux écrans chez le jeune enfant ?

Les écrans proposés aux enfants de 3 à 6 ans peuvent ainsi être intéressants s’ils sont choisis avec soin et proposés avec modération, dans le cadre d’un accompagnement de l’adulte.

Ci-dessous, je voudrais faire le point des conséquences de trop d’écrans. Car une pratique excessive des écrans sous toutes leurs formes (jeux-vidéos, télévision, tablette, téléphone), peut avoir d’importants effets sur l’avenir des jeunes enfants. Ainsi, au-delà des éventuels problèmes de vue, des risques d’obésité​ et des troubles du sommeil, voici les autres conséquences, peut-être moins évidente,  que peut avoir un usage excessif des écrans par un jeune enfant :

Des troubles du langage

​Une récente étude de Santé publique France publiée le 14 janvier 2020 ​a été réalisée dans le département d’Ille-et-Vilaine (35). Avec cette étude, les chercheurs ont pu constater que les enfants de 3,5 à 6,5 ans exposés aux écrans le matin avant d’aller à l’école « étaient trois fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage ».

Et si cette exposition était associé au fait de discuter rarement voire jamais du contenu des écrans avec leurs parents, « ils étaient six fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage ».

Une exposition matinale, même courte (la durée moyenne était de 20mn selon cette étude) peut donc générer des problèmes d’apprentissage du langage. L’étude explique que « cela peut s’expliquer par le fait que l’exposition aux écrans dès le matin épuise l’attention de l’enfant, qui se retrouve moins apte aux apprentissages pour le reste de la journée ».

affiche ne reste pas seul avec tes écrans

Ainsi, même si on peut penser que les écrans vont permettre à l’enfant d’apprendre de nouveaux mots (vous l’avez peut-être constaté vous-même), votre enfant va surtout répéter ce qu’il a pu entendre. Et comme le dit Monique Busquet, psychomotricienne et formatrice :

« Répéter, c’est faire une comme une machine, ce n’est pas comprendre ni connaître ».

Elle ajoute que « le langage se construit dans la relation et dans la communication. C’est grâce aux échanges avec vous (ses parents) qu’il (l’enfant) apprend à parler ».

Alors pour résumer, soyez vigilants au moment de la journée pour proposer un écran à votre enfant, et ensuite : parlez-en !


​​Un retard en motricité fine et un manque d’imagination


En Allemagne, un pédiatre a toujours demandé à ses patients, tout au long de sa carrière, de dessiner un bonhomme. Mais au fil des ans, celui-ci a commencé à avoir l’impression que les bonhommes de certains étaient de plus en plus pauvres : bras allumettes, plus de vêtements, visage moins détaillé, etc.

En 2006, pour faire un constat de ses observations, il a décidé de mener une étude auprès de presque 2000 enfants de 5-6 ans (étude ensuite reprise par l’INSERM), à qui il a demandé : « dessine-moi un bonhomme ». Et le résultat fut sans appel : ceux dont les enfants passaient plus de 3h de temps par jour devant un écran réalisaient des dessins plus bien plus pauvres que les autres.

étude impact tv en allemagne

Alors bien sûr, plus 3 heures par jour, c’est beaucoup. Et si cela est exceptionnel, il n’y aura pas de conséquences dramatiques sur l’enfant. Mais il est intéressant d’observer le POURQUOI de ces dessins, et il existe plusieurs hypothèses qui peuvent se rejoindre :

  • L’enfant qui passe trop de temps sur l’écran ne peut pas développer une bonne représentation de lui-même. Il n’est pas capable de savoir comment son corps est constitué car son cerveau n’a pas pu le découvrir de manière multi-sensorielle (en faisant appel à ses sens).
  • Le fait d’être passif face à l’écran peut empêcher l’enfant d’investir son corps, et donc de développer sa motricité globale et fine. Du coup, l’enfant étant moins à l’aise, il prend moins de plaisir à réaliser des jeux « actifs » et à développer sa dextérité. Cela peut du coup provoquer un manque d’entraînement.
  • Étant exposé à un nombre trop important d’images qui se succèdent, le jeune enfant n’a pas le temps d’y apporter vraiment de l’attention. Il ne peut donc pas s’approprier ses images dans son imaginaire, et les mémoriser pour les réutiliser ensuite (dans des jeux ou dans des dessins).
affiche les écrans c'est comme les repas

Un juste milieu au niveau du temps que l’enfant passe devant l’écran semble donc nécessaire à trouver pour lui permettre de poursuivre son développement et ses apprentissages hors-écran et ainsi éviter la surexposition.

Une passivité qui peut entraîner des difficultés de concentration et de mémorisation


Face aux écrans, les enfants (tout comme les adultes) oublient parfois la notion de temps. Pourtant, c’est lorsqu’on abuse du temps passé devant les écrans qu’on ressent nous-même une fatigue, une lassitude, un mal de tête, une difficulté à se concentrer, l’envie de bouger… Pour les enfants, c’est la même chose, sauf qu’ils n’ont pas forcément le recul nécessaire pour s’en rendre compte d’eux-mêmes. Ainsi, le temps passé passivement devant un écran peut entrainer chez le jeune enfant des difficultés de concentration et de mémorisation.

Le Collectif Interassociatif Enfance et Média (CIEM) présente des chaînes destinées aux jeunes enfants de cette façon (citation à retrouver dans le Guide Pratique des pros de la petite Enfance d’Héloïse Junier) :

« L’idée même de ces chaînes paraît aller à l’encontre de tout ce que nous savons du psychisme du bébé : elle va le transformer en spectateur quand il doit devenir acteur, le rendre passif au moment où il peaufine ses capacités à être actif ».

Selon une étude menée cette fois à Singapour, plus un enfant passe du temps devant les écrans à 2 ans, moins il bouge et plus il est sédentaire à 5 ans. Jonathan Bernard, l’épidémiologiste français de l’INSERM et co-auteur des travaux singapouriens, explique ici : « cela signifie qu’un enfant s’habitue à la sédentarité à laquelle le contraint l’écran ».

Ainsi donc, les écrans freinent l’activité de l’enfant. Celui-ci étant plus passif, il est moins intéressé par les activités physiques.

Mais pourquoi cette passivité pourrait entraîner des troubles de concentration et de mémorisation ?

Francis Eustache, neuropsychologue et directeur d’unité de recherche INSERM à l’Université de Caen nous parle des conséquences des écrans, et plus précisément des nombreux écrans dont on dispose à la maison :

« Pour que la mémoire fonctionne, il faut de l’attention. Or, la multiplicité des écrans (smartphone, ordinateur, télé...) fait que l’on est toujours en situation d’attention divisée. La situation "stimulus-réponse", générée par les écrans, gène la capacité à traiter les informations en profondeur ».
enfant avec un écran de téléphone

En fait, notre cerveau n’a pas le temps d’analyser toutes les données qu’il reçoit. Pour aller plus loin, Francis Eustache ajoute :

« Le cerveau a besoin de temps de repos pour synthétiser les données et les encoder. C’est ce qu’on appelle le réseau du mode par défaut. On part dans nos pensées, on se projette dans le futur. Cela contribue à nos prises de décision".

Cela est le cas pour l’adulte, mais c’est d’autant plus le cas pour les enfants. Avec les écrans, l’enfant devient passif, dans l’attente : il prend ce que lui montre l’écran, sans répondre, sans échanger, sans être encouragé à l’action. Ainsi, il passe rapidement d’un sujet à un autre (d’un dessin animé à une publicité, d’une musique à un autre dessin animé), et il n’a pas le temps d’approfondir ses pensées, d’analyser pour essayer de comprendre ce qu’il vient de voir et du coup de le mémoriser.

En sachant cela, un temps d’écran qui n’est pas trop long suivi d’un échange avec l’adulte pour discuter de ce que l’enfant vient de voir semble être la parfaite combinaison ! Cela va éviter à l’enfant d’être passif dans son visionnage, lui permettre de mieux de concentrer et ensuite de mieux retenir ce qu’il vient de voir.


Une réduction du bien-être, voire un changement de comportement


Le temps passé devant un écran stimule le dégagement de dopamine, vous savez : l’hormone du plaisir. Ainsi, comme le dit Serge Tisseron :

« L’explosion d’images, de sons et d’informations qui s’y succèdent très vite crée un plaisir permanent et immédiat ».

Et c’est pour cela que les enfants peuvent devenir littéralement « accros » aux écrans…

Cependant, Elizabeth Rossé, psychologue à l’hôpital Marmottan, ​se fait rassurante ​: « un enfant ne peut pas être accro aux écrans, car l’addiction est le stade ultime d’un long processus. Avant, on est dans l’usage abusif ».

Il est du coup important de rester vigilant quant au temps passé par nos enfants devant les écrans. En effet, une pratique excessive par les enfants dès le plus jeune âge peut devenir une vraie pathologie à l’âge adulte. Un excès d’écrans peut entraîner :

  • Un appauvrissement de la relation aux autres,
  • Une irritabilité,
  • Une agressivité,
  • Une anxiété,
  • Un désintérêt pour d’autres activités,
  • Une obsession des écrans…

Ces signes peuvent donc révéler une pratique excessive.

Cette surexposition va alors entraîner chez l’enfant une attitude passive face au monde qui les entoure. Il va y trouver moins d’intérêt, ce qui peut influencer à la fois son bien-être et son équilibre.

Ainsi, d’après une étude réalisée par le Ministère de la Santé Britannique, les enfants trop exposés aux écrans seraient moins heureux, plus anxieux. En adoptant une attitude passive face au monde, ils se referment sur eux-mêmes et limitent les interactions.

Pourtant, il est important de noter qu’un usage abusif des écrans n’est pas définitif ! Vous pouvez tout à fait donner une limite de temps à votre enfant afin de lui proposer un cadre et ainsi réguler son usage.

Ainsi, sur le site Le bon usage des écrans créé par l’Institut d’Education Médicale et de Prévention (IEMP), il est conseillé aux parents d’enfants entre 3 et 6 ans :

  • « N’offrez pas de console de jeu personnelle à votre enfant.
  • Évitez également de placer un ordinateur ou un poste de télévision dans la chambre de votre enfant.
  • Limitez le temps d’écran en fixant des règles claires sur le moment durant lequel ils peuvent être utilisés et la durée d’utilisation.
  • Privilégiez le jeu à plusieurs ou en famille plutôt que de laisser votre enfant seul face à son écran, au risque que son attitude devienne compulsive et qu’il se réfugie dans les écrans pour fuir le monde réel. »

Serge Tisseron précise :

« A cet âge (de 3 à 6 ans), l’enfant renforce ses acquisitions et commence son apprentissage de l’autorégulation. Les limites imposées au temps d’écran doivent en faire partie : de ½ heure à 3 ans à 1 heure maximum par jour à 6 ans ».


Pour finir...


Les enfants et les écrans, c’est souvent une grande relation d’amour. Moi la première, j’ai le souvenir d’avoir BEAUCOUP regardé la télévision étant enfant. On savait moins de choses qu’aujourd’hui sur les effets des écrans.

Aujourd’hui, ils sont encore plus présents dans notre quotidien (tablettes, téléphones, ordinateurs), et les enfants sont amenés à les découvrir, les observer, les manipuler. On pourrait alors partir du principe que les écrans sont mauvais, donc on ne les montre pas aux enfants, et on arrête là notre discussion.

Pourtant, les écrans ne sont pas QUE mauvais. Ils peuvent aussi entraîner des apprentissages, proposer des formes plus ludiques d’activités qui vont intéresser les enfants et permettre de jolis moments de partage en famille devant le dernier Disney ou le film culte de votre enfance.

Avec cet article, je ne veux pas pointer du doigt les écrans. J’ai voulu faire un compte-rendu des effets que peut avoir une surexposition aux écrans chez le jeune enfant. Si vous mettez votre bébé devant l’écran, il va se calmer, être fasciné, et on se dit qu’ils adorent… pourtant, il y a trop d’images qui défilent, trop de sons, trop de couleurs, et les bébés ne comprennent pas réellement ce qu’il se passe.

Dans cet article, j’ai voulu vous présenter les impacts que peuvent avoir les écrans lorsqu’ils sont proposés aux enfants trop souvent, trop longtemps, et sans accompagnement. Je ne suis cependant pas là pour juger qui que ce soit : chacun fait ce qu’il peut, ce qu’il veut, et de son mieux. Maintenant, c’est avec des connaissances supplémentaires que vous allez pouvoir accompagner votre enfant face aux écrans.

Et n’oublions jamais l’importance du jeu et de l’échange pour nos bouts de chou, car comme le rappelle Serge Tisseron (encore) sur son site :

« C’est qu’un enfant n’est pas un adulte en réduction pour lequel il faudrait adapter les programmes, mais un être qui a une relation au monde bien différente de la nôtre. Il a besoin de bras pour le tenir, de partenaires avec lesquels interagir et de jouets de bois ou de plastique qu’il puisse déplacer à sa convenance ».


Sources et références citées dans l’article, en plus de celles-ci


  • Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques de l’Académie des Sciences de l’Institut de France :

https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/enfant-ecrans-technologies-numeriques.html

  • Les conseils du CSA :

https://www.csa.fr/Proteger/Protection-de-la-jeunesse-et-des-mineurs/Les-enfants-et-les-ecrans-les-conseils-du-CSA

  • Association 3-6-9-12 présidé par Serge Tisseron :

https://www.3-6-9-12.org/notre-combat/

  • Le bon usage des écrans :

https://lebonusagedesecrans.fr/

  • « Les écrans détruisent-ils le cerveau de nos enfants ? »

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/enfant-ecrans-detruisent-ils-cerveau-nos-enfants-44207/

  • Interview de Michel Desmurget, neurologue : « les écrans sont nocifs jusqu’à six ans, les enfants ont besoin d’interactions humaines ! »

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/vie-professionnelle/paroles-de-pro/rencontres/michel-desmurget-neurologue-les-ecrans-sont-nocifs-jusqua-six-ans-les-enfants-ont-besoin

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